L’Inspection Générale de l’Etat a recouvré 59.800 milliards en 2016

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L’Inspection Générale de l’Etat a recouvré 59.800 milliards en 2016

L’inspection générale et le parquet d’instance de N’Djamena ont fait une communication ce jeudi 20 juillet 2017 au ministère de la justice chargé des droits humains. Au cours de cette communication, l’inspection générale d’Etat a fait le bilan de ses activités à la presse. Déjà, le parquet d’instance de N’Djamena en tant que autorité de poursuite ouvre une enquête judiciaire.

Selon l’inspecteur général, Senoussi Mahamat Ali son institution a pour mission de réaliser un travail hautement professionnel dans la neutralité et la transparence tout en responsabilisant les chefs de mission basé sur l’efficacité, la discrétion et éliminer toute tentation. Ce travail doit se faire dans le respect de la présomption d’innocence des services contrôlés. C’est pourquoi, dit-il, son institution a renforcé la surveillance dans tous ses compartiments et surtout dans la gestion financière.

Pour l’inspecteur général, sa structure a réalisé 63 missions avec un recouvrement de l’ordre de 59. 800 milliards de francs CFA avec un cumul de budget de fonctionnement de 289 milliards (actif de l’ancien ministère soit 89 milliards). En 2016, aucun transfert n’a eu lieu.

S’agissant des missions en cours, six ministères sont visés. Il s’agit de « ministère des finances et du budget ; de l’aménagement du territoire, de développement de l’habitat et de l’urbanisme ; de la santé publique ; de l’éducation, des infrastructures et celui de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation. » Il y a les « missions ponctuelles dans plusieurs structures : présence effective des agents, CPA, Cnps, Adac, Pnsa, Hôpital de renaissance, justice (administration pénitentiaire), projets et programmes (ministère de l’Elevage), évaluation de tous les projets au Tchad », complète l’inspecteur général.

Pour ce qui est de la situation du trésor public, de 2016 en avril 2017, les versements par chèque à la Régie de la direction générale de la police nationale, il y a 2 402 866 577FCFA. Sur cette somme, estime l’inspecteur général, le préjudice subit par l’Etat se chiffre à 1 458 054 647FCFA qui est assorti de cette régie contre des chèques présentés frauduleusement par les autres régies (double emploi) ou les quittances parallèles, cas des fausses quittances possibles. De ce fait, au trésor de N’Djamena, on dénombre 1 023 999 650FCFA, domaine de N’djamena 222 548 720FCFA, domaine de Moundou 12 027 180FCFA ; Douane de Moundou 112 677 856FCFA et douane de N’Djamena 86 801 124FCFA. « L’Inspection générale d’Etat est tenue de recouvrer intégralement le préjudice financiers subit par l’Etat et le parquet assumera le volet pénal », réitère-t-il.

« Les détournements et malversations au niveau du ministère de finances à travers les différentes directions sont très graves », précise l’inspecteur général adjoint Issa Mahamat Abdelmamout. Pour lui, les agents ont mis en place de mécanismes de détournement très sophistiqués pour piller l’Etat. « Il y a 4 techniques découverts : la première est de transformer les recettes fiscales en recettes administratives, la deuxième consiste à mettre des intercalaires, c’est-à-dire sur les souches, ils mettent un autre chiffre, par contre sur la quittance c’est le montant normal qu’ils remettent au contribuable. La troisième technique consiste aux échanges des quittances parallèles. En dernier lieu, il y a les chèques cautions au niveau de la douane changés en liquidité pour se partager », clarifie-t-il. Selon l’inspecteur général adjoint, les agents se sont organisés pour empêcher l’inspection à entrer en possession des archives.

Le Procureur de la république Mahamat Saleh Youssouf, lui, apporte son soutien aux actions menées par l’inspection. « Si au niveau judiciaire rien n’est fait, on n’arrivera pas aux résultats escomptés. En tant qu’autorité de poursuite nous allons veiller à ce que la procédure soit conduite jusqu’au bout », déclare-t-il. Pour lui, c’est une commission d’une infraction par répétition. « Il est vrai qu’une plainte a été déposée contre un groupe de personne, mais grâce aux investigations, nous avons découvert d’autres personnes », ajoute le Procureur de la république. Déjà, un cabinet d’instruction est déjà saisi. « Toute personne ayant participée de près ou de loin à cette infraction, nous la conduire devant le juge d’instruction. Il n’est pas permis qu’une personne détourne les biens de l’Etat, se fasse construire de belles villas, se promène sur des grosses cylindrées et que cette personne en soit pas inquiétée quant à la saisie de ses biens », martèle Mahamat Saleh Youssouf.

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