Tchad : Pourquoi tant des visites coûteuses à l’extérieur du pays sans résultats économiques tangibles pour un pays en crise économique ?

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Ma réflexion du jour : Tchad, pourquoi tant des visites coûteuses à l’extérieur du pays sans résultats économiques tangibles pour un pays en crise économique ?

Après une première visite officielle qui date de plus d’une année aux Émirats-Arabes-Unis, rien de concret n’a été réalisé dans la coopération économique, financière et du développement économique malgré de nombreuses déclarations encourageantes, ni une aide financière ou budgétaire n’a été obtenue du moins officiellement.

Mais pourquoi une seconde visite dans ce pays ? Quels sont les objectifs, les raisons ? Les gains de cette visite seront-ils supérieurs aux coûts de ce voyage ? Après la première visite, quels sont les projets ou accords de coopération qui ont bénéficié de suivi-évaluation pour leur concrétisation du moins ont connu d’avancement jusqu’à les tchadiens puissent sentir les impacts dans leur vie ?
Qui sont les conseillers ou Ministres chargés de suivre, d’examiner, d’évaluer le progrès de ces accords ? Pourquoi les dirigeants ce pays riche ne viennent pas en retour visiter notre pays soit une invitation (Visite d’Etat ou officielle) ou par une initiative de leur part même à un niveau limité ?

En dehors du volet libyen auquel, les Emiratis soutiennent militairement et financièrement le Général Khalifa Haftar, un allié stratégique pour certains pays et encore davantage après sa conquête de la ville de Benghazi où, il devient une force politique et militaire incontournable dans la résolution de la crise libyenne et un bouclier contre les autres forces à dominance islamiste, quels autres sujets plus importants seront abordés dans l’intérêt économique, commercial, diplomatique Tchad ?

Cette fois ci, cette visite sera t-elle différente de la première sinon, les voyages présidentiels multiples à caractère politique, touristique au détriment des voyages économiques pour des résultats tangibles sont difficilement supportables par le trésor public en ce temps de crise économique.

Nous souhaitons qu’un voyage présidentiel qui coûte 5 milliards FCFA aux contribuables tchadiens puisse rapporter le double, triple voir de centaines de milliards FCFA au Tchad parce que le contexte de la crise économique exige et que cela doit s’inscrire dans le cadre d’une vision économique globale de nos relations avec l’extérieur.

La diplomatie économique doit être plus privilégiée sur d’autres formes de diplomaties plus coûteuses. Mais d’abord faisons une évaluation politique, économique, commerciale sur toutes les autres visites passées.

Par Kebir Mahamat Abdoulaye

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