Un économiste du sport explique pourquoi les joueurs de foot gagnent autant d’argent en ce moment

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Avec un transfert d’un montant de 222 millions d’euros, le plus cher de l’histoire du football, et un salaire de 50 millions d’euros bruts par an, l’arrivée de Neymar au Paris-Saint Germain est le symbole de l’inflation démesurée des indemnités de transferts et des rémunérations dans le football européen.

Pourtant, ce fol été est tout simplement le résultat de la mécanique mise en place depuis 20 ans par les principales ligues européennes elles-mêmes.

Le phénomène trouve ses origines au milieu des années 90 avec notamment la libre circulation des joueurs depuis 1995 et l’arrêt Bosman.

« Le football est une industrie de la main d’oeuvre. Mécaniquement, quand les revenus des clubs augmentent avec les droits TV ou le sponsoring, il y a une augmentation des charges sociales. Les premiers bénéficiaires sont les salaires des joueurs et les indemnités des agents« , explique Christophe Lepetit, économiste du sport, responsable des études économiques au Centre de Droit et d’Économie du Sport de Limoges, interrogé par Business Insider France.

La particularité de la période actuelle réside dans l’amplitude des sommes versées pour racheter un contrat et rémunérer les acteurs. Elles s’expliquent essentiellement par la très forte croissance des revenus télés — notamment en Angleterre — et de sponsoring. Mais aussi des moyens démesurés de clubs.

Certains dirigeants — comme celui de l’Olympique de Marseille — dénoncent une inflation dangereuse qui pourrait se transformer en une dangereuse bulle spéculative qui pourrait éclater un jour.

« A court terme, cela n’arrivera pas car les droits TV sont sécurisés. Aujourd’hui, avec le fair play financier, nous sommes moins dans une bulle spéculative comme à la fin des années 90 et qui a failli entrainer la faillite de tous les clubs italiens. Mais à terme, si une décision réglementaire tombe pour remettre à plat le système des transferts et si des clubs ne font plus face aux charges, alors ça peut arriver », estime Christophe Lepetit.

Source : http://www.businessinsider.fr

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