Tchad : Les Zaghawa ont décidé de libérer leur fils Babouri

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Les Zaghawa ont décidé de libérer leur fils Babouri

Mouyedine Babouri enlevé, détenu arbitrairement, traité inhumainement depuis presque 10 mois et libéré par la seule volonté de son clan le 18 juillet 2017…

Ça aussi, on te dira c’est:  »laissez la justice faire son travail ». Parce que la personne est Zaghawa, il ne devait pas osé critiquer, ni dénoncer.

On l’enlève, on le séquestre, on reste de marbre devant toutes les réactions et mobilisations nationales et internationales, parce qu’on est au dessus de la loi, plus fort que l’État et ses institutions qu’il incarne.

Puis un jour, on décide en conseil de clan pour libérer le captif en lui donnant les conditions à respecter en contrepartie de cette grâce souveraine et clanique:  »tu ne dois pas critiquer nous tes parents, ni notre épouse, laisse les autres chiens aboyer ».

On s’en fout d’un Ministère de Justice, d’un Parquet ou d’un Juge. Tout ça c’est nous, l’État c’est nous, on décide de qui ont poursuit, on enlève, on détient et c’est toujours nous qui décidons de comment et quand il sera libéré.

Voilà comment on ternit l’image de toute une ethnie avec des pratiques peu orthodoxes en perpétuant l’inimitié sur des générations.

Oui, moi je connais des Zaghawa honnêtes qui ont souvent honte des dérapages de certains qui obligent les gens à ne les regarder à travers des clichés des  »intouchables », des  »hors-la-loi » légitimés…

Pendant que le tchadien le plus bête sais que des detourneurs de milliards de l’État sont tranquilles, on poursuit ceux qui auraient les 800.000fcfa, 500.000fcfa et 700.000fcfa.

Quand tu dénonces, on te traitera d’abord de  »haineux », d’aigri avant de te dire:  »il faut laisser la justice faire son travail ». De quelle justice vous parlez?

Sinon, expliquez-moi ces genres de pratiques, au vu et au su de toutes et de tous dans un  »ÉTAT » privatisé.

Certaines haines sont saines et justifiées, à moins d’avoir un cailloux à la place du coeur…

Traitez moi comme vous voulez, je dis ce que je pense…

Par Jean-Bosco Manga

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