Tchad/ANS: La traque a franchi les frontières et les mers affirme Mahamat Ahmat Alhabo.

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Le régime de Deby, dans sa marche effrénée pour bâtir une dictature monarchique au Tchad, ne lésine plus sur les méthodes et les manières.

Il a transformé l’ANS en police politique et lui a assigné toutes les prérogatives de la police, de la gendarmerie et quelques attributs judiciaires. Elle est à son service personnel pour traquer, menacer, arrêter, torturer et souvent faire disparaître et tuer tous ceux des Tchadiens qui exercent leur droit constitutionnel : jouir de leur liberté d’expression et d’organisation.

Les responsables politiques, les défenseurs des droits de l’homme, les syndicalistes, les journalistes, les responsables des organisations de la société civile en sont les victimes quotidiennes, partout sur l’ensemble du territoire tchadien. La chasse aux sorcières était jusqu’à maintenant domestique. Hier une barrière est franchie. La traque a franchi les frontières et les mers.

En effet, Monsieur Souleymane Mahamat Obyeskemi activiste et défenseur des Droits de l’Homme en exil à RIYAD en Arabie Saoudite a été enlevé le mercredi 26 juillet 2017 devant sa famille par des agents de la Sécurité Saoudienne qui menacent de l’extrader au Tchad où l’ANS est en train de l’attendre de pieds ferme pour lui faire subir les sévices et atrocités dont elle a les seuls secrets.

Est-il besoin de rappeler que Monsieur Souleymane Mahamat Obyeskemi réside en Arabie Saoudite en qualité de réfugié politique.

A cet égard, le droit international lui assure l’intégrité physique et morale et lui garantit la sécurité.

Aussi donc, le Gouvernement Tchadien, le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (UNHCR) et les autorités Saoudiennes seront tenus responsables de ce qui adviendrait à Monsieur Souleymane Mahamat Obyeskemi.

 

Mahamat Ahmat Alhabo

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