Ce qu’il se passe si vous ouvrez l’issue de secours d’un avion en plein vol

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Première bonne nouvelle : il y a peu de chances pour qu’un passager y parvienne.

Cette idée vous a probablement déjà un jour traversé l’esprit : vous mettre à hurler dans le calme d’une exposition ou faire une horrible grimace à un enfant pris au hasard dans le métro. Dans cette même catégorie d’actes qui démangent mais que finalement on se refuse à faire par bienséance, il faut sans doute compter sur le fait d’ouvrir l’issue de secours d’un avion en plein vol.

Cette scène, on a déjà pu la voir dans un certain nombre de films : une bagarre qui dégénère à bord et un des protagonistes qui se retrouve finalement accroché à la porte, les pieds dans le vide. Mais dans la vraie vie, que se passerait-il si sur votre prochain vol vous décidiez d’enclencher l’ouverture de cette sortie ?

Une issue difficile à ouvrir

Déjà, rassurez-vous. Cette issue de secours n’est pas facile à ouvrir, pour la simple et bonne raison qu’elle est verrouillée. En fait, c’est un système informatique qui se charge de la déverrouiller en situation d’urgence. Aussi, le plus gros des sorties de secours est doté de système de fermeture électroniques qui ne se libère que lorsque l’avion perd de l’altitude. A priori, il vous sera donc difficile de forcer quoique ce soit alors que l’aéronef est en rythme de croisière.

En revanche, si pour une raison ou pour une autre, un passager malintentionné y parvenait quand même à haute altitude, alors la pressurisation de la cabine se trouverait tout à coup modifiée. Car même lorsque la pression diminue progressivement, les masques à oxygène sont présentés aux voyageurs afin qu’ils continuent à pouvoir respirer. Pendant ce temps-là, les pilotes se chargeraient de baisser d’altitude jusqu’à atteindre une atmosphère respirable.

Dans le cas d’une décompression brutale liée à l’ouverture d’une issue de secours, les conséquences seraient autrement plus dramatiques. Toute personne se situant près de la porte risquerait fortement d’être éjectée. En 1988 par exempe, sur un vol Aloha Airlines, un petit morceau de toit s’était rompu, avant de s’élargir davantage à cause de la soudaine décompression explosive, rappelle The Telegraph. Parce qu’elle n’était pas attachée et qu’elle se trouvait trop près du trou, une hôtesse de l’air s’est retrouvée aspirée dans le vide. Les autres passagers, eux, ont pu rester retenus par leurs ceintures de sécurité, en attendant l’atterrissage d’urgence de l’avion en 13 minutes.

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